La Bulle Quo Primum Tempore vient d’avoir 440 ans. Ne perdons pas la mémoire.

Publié le par Christophe Saint-Placide

 

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Hier, 14 juillet, le monde catholique pouvait célébrer, non le mythologique 14 juillet de la Révolution, mais l’anniversaire d’un texte pontifical. Voici en effet 440 ans qu’était promulguée à Rome, par le pape saint Pie V, la bulle Quo Primum Tempore. Le texte de la bulle se trouve en tête des missels d'autel (photo). On pourra le lire en se rendant sur le site Salve Regina.

 

« La Constitution apostolique Missale romanum affirme que l'ancien Missel promulgué par saint Pie V (Bulle Quo Primum, 19 juillet 1570), - mais qui remonte en grande partie à Grégoire le Grand et même à une antiquité encore plus haute - fut pendant quatre siècles la norme de la célébration du Sacrifice pour les prêtres de rite latin. La Constitution apostolique Missale romanum ajoute que dans ce Missel, répandu par toute la terre, " d'innombrables saints trouvèrent la nourriture surabondante de leur piété envers Dieu " ».

(Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci).

 

« Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. »

(Pape Benoît XVI, Lettre aux évêques qui accompagne la lettre apostolique « Motu Proprio Data Summorum Pontificum »).

 

 

 

Dans la revue américaine The Latin Mass (numéro d’été 1995) a été publié le texte d’une conférence sur la messe traditionnelle donnée en mai de la même année, à New-York, par le cardinal Stickler, préfet émérite des archives et de la bibliothèque du Vatican. Parmi les questions posées au cardinal une demandait : « le pape Paul VI a-t-il effectivement interdit la messe ancienne ? »

La réponse du cardinal Stickler fut la suivante :

« en 1986, le pape Jean-Paul II a posé deux questions à une commission de neuf cardinaux :

Première question : le pape Paul VI ou toute autre autorité compétente a-t-il interdit légalement une large pratique de la messe tridentine aujourd’hui ? (...). La réponse donnée par huit des neuf cardinaux en 1986 fut : non, la messe de saint Pie V n’a jamais été supprimée. Je puis le dire, car j’étais l’un de ces cardinaux. Un seul fit une réponse opposée (...).

L’autre question était très intéressante : "Un évêque peut-il interdire à un prêtre en situation correcte de se remettre à célébrer la messe traditionnelle ?". Les neuf cardinaux, de façon unanime, ont reconnu "qu’aucun évêque ne peut interdire à un prêtre catholique de célébrer la messe traditionnelle. Nous n’avons pas d’interdiction officielle ; et je pense que le pape ne prononcera jamais une interdiction officielle" ». 

 

Publié dans Un peu d'histoire

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