Concile Vatican II, un débat à ouvrir (III). La Porte latine nous écrit

Publié le par Christophe Saint-Placide

À la suite d'une petite erreur publiée sur ce blog, la Porte latine rectifie :
« PL a publié non un extrait mais la totalité de l’article de Côme Prévigny paru dans Fideliter n° 194. » (Voir ICI).
Effectivement, ce n'est pas la Porte latine qui a publié un extrait de l'analyse de Côme Prévigny sur le livre de Mgr Gherardini, mais bien moi : voir .
Ajoutons que la Porte latine avait déjà publié une première analyse sur ce livre, celle de l'abbé Barrère, intitulée « Le Concile Vatican II contesté par un conciliaire ». Voir ICI.

Concernant la pensée de Mgr Gherardini, on pourra également se reporter au site 
Disputationes theologicae, réalisé par des membres de l'IBP.
Ce site a publié un texte de Mgr Gherardini intitulé : La Valeur magistérielle de Vatican II ainsi qu'un article intitulé : «
Mgr Gherardini dénonce la théologie libérale de l'un des théologiens italiens les plus en vue » .

Sur le même site, on lira avec beaucoup d'intérêt la défense de l'abbé Barthe à propos des positions de Mgr Gherardini : ICI. Cet article, dont je livre ci-après la conclusion, part d'une question adressée à Disputationes theologiace. 
Voici comme le site présente cette discussion

« La rédaction de Disputationes theologiace a reçu une objection intéressante de la part de l’un de ses lecteurs italiens, à propos du rapport entre la possibilité d’une critique théologique des textes de Vatican II et la soumission de l’intelligence au Magistère ordinaire infaillible. Il s’agit là d’un débat délicat, étant donné la ténuité des documents concernant la nature même du Magistère ordinaire. Nous tenterons cependant d’en démêler la complexité avec une série d’interventions de divers théologiens. Nous remercions pour son intervention l’objectant, qui a préféré rester anonyme, et nous invitons les lecteurs qui voudraient exprimer une opinion théologique différente à participer à la dispute. »


Et voici la conclusion de l'abbé Barthe :

« En définitive, on peut se demander si le débat lui-même, outre le fait qu’il n’intéresse nullement le monde de la théologie « conciliaire », pourtant au premier chef concerné, n’est pas largement inutile. Tous les participants au débat, ou presque, s’accordent sur le fait que des précisions magistérielles sur les points apparemment ou réellement anti-traditionnels de Vatican II, seraient en toute hypothèse très salutaires. Nous sommes pour notre part certain que ces précisions ne peuvent pas ne pas advenir par le seul jeu de la croissance homogène du magistère (du magistère comme tel, infaillible) confronté à une crise de la foi, ce mouvement étant, à notre avis, en gestation, dans des actes, entre autres comme Veritatis splendor, Dominus Jesus. En attendant ces précisions qui adviendront inéluctablement, mais qu’il est bon de solliciter des pasteurs et docteurs, ne pourrait-on pas parler, par exemple, de « magistère inachevé » ? « Magistère inachevé », soit que, lorsqu’il a abordé des domaines nouveaux, la volonté d’enseigner de Vatican II n’est pas allée jusqu’à son terme, l’infaillibilité, soit qu’y parvenant, il n’a en quelque sorte produit que des « brouillons » de doctrine infaillible ? Parlant de « magistère inachevé », on laisserait alors les théologiens du futur débattre à loisir du fait que Vatican II, à propos de l’œcuménisme, de la liberté religieuse, du statut des religions non chrétiennes a été, par la suite, soit rectifié, soit complété. L’essentiel, pour le bien de l’Église, étant qu’un magistère clair et indubitablement infaillible sorte enfin de l’ornière la confession de foi. »

Publié dans Questions et analyses

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