Deux nouveaux documents à propos de la télévision suédoise

Publié le par Christophe Saint-Placide



Mercredi 23 septembre, la télévision suédoise avait programmé une nouvelle émission chargée de relancer l'affaire Williamson, avec comme cible principal cette fois, le Pape lui-même. Nous publions ci-dessous, à titre documentaire, la déclaration du Directeur de la Salle de Presse du Vatican, le Père Lombardi, ainsi que son courrier électronique à la télévision suédoise.



Déclaration du P. Lombardi à propos d'une émission de la télévision suédoise

« À propos des nouvelles qui circulent sur une nouvelle émission de la télévision suédoise dédiée à « l'affaire Williamson », en réponse à certaines questions le Directeur de la Salle de presse observe que :

Il est absolument sans fondement d'affirmer, ou seulement d'insinuer, que le pape a pu être informé à l'avance des positions de Williamson. Cela a été clairement nié dans la Note de la Secrétairerie d'État du 4 février, qui exprime de la manière la plus radicale la prise de distance du pape et de l'Église catholique vis-à-vis des positions antisémites ou négationnistes de l'Holocauste.

En outre, la lettre du pape aux évêques, du 10 mars de cette année, a mis un point final à toute la question et je ne vois aucun motif pour la rouvrir. Le pape a expliqué le sens de la remise de l'excommunication comme geste pour favoriser l'unité de l'Église et, dans le même temps, a montré que les accusations qui lui étaient adressées de manquer de respect envers le peuple juif étaient totalement infondées ; il a aussi reconnu avec simplicité les limites de la communication interne et externe du Vatican, et a mis en place un nouveau statut de la Commission Ecclesia Dei, propre à garantir un meilleur et plus sûr mode de procéder sur les questions relatives aux rapports avec les traditionalistes.

Relancer « l'affaire Williamson » ne peut servir à rien d’autre qu'à continuer à créer la confusion sans motif. »

« Cher Monsieur Fegan,

La seule chose que je peux dire c'est que je n'avais aucunement connaissance de votre entrevue avec Mgr Williamson avant qu'elle ne soit diffusé. Après celle-ci, j'en ai été informé par les journalistes et collègues suédois de Radio Vatican.

Le cardinal Castrillon ne m'a rien dit à ce sujet avant que l'entretien ne soit diffusé.

Je ne savais pas que le Vatican avait été informé à propos de Williamson, ni qui a reçu et lu cette information. Personne ne m'a dit mot à ce sujet.

Le pape a dit qu'il n'avait pas été informé au moment où il a approuvé la levée des excommunications. Je suis sûr que le Pape a dit la vérité.

Quand j'ai informés mes supérieurs de votre entretien avec Williamson, j'ai vu que la décision concernant la levée des excommunications avait déjà été prise.

Par conséquent, la seule chose que je pouvais faire, était de distinguer très nettement entre le sens et l'intention de la décision de la levée de l'excommunication par le pape, et l'inacceptabilité absolue du négationnisme de Williamson comme une position personnelle qui n'était reliée d'aucune façon à l'origine de l'excommunication. C'est ce que j'ai répété à plusieurs reprises dans ces tristes jours.

J'espère que cette réponse est claire.

Je vous remercie de votre attention. Cordialement.

P. Lombardi »

Remarque : On notera juste que le Père Lombardi qui affirme ici ne pas avoir su qui au Vatican avait reçu et lu l’information concernant les propos de Mgr Williamson est en contradiction avec ses propres déclarations quand il a affirmé au journal La Croix : « S’il y en a un qui devait le savoir, c’est le cardinal Castrillon Hoyos. ».

Même si le Père Lombardi a présenté ses excuses au cardinal Castrillon Hoyos, on reste étonné devant le fait que le responsable de la communication ait mis en cause aussi directement l’ancien président de la Commission Ecclesia Dei.

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